En outre, les lettres A de chaque logo avaient été reprises et placées sur le corps d'un poisson agonisant. La Cour d'appel, dans son arrêt rendu le 17 novembre 2006, avait considéré que les associations avaient, par cette généralisation conduisant à penser que tout produit ou service diffusé sous ce sigle est mortel, avaient abusé du droit à la liberté d'expression, portant un discrédit sur l'ensemble des produits et services de la société Areva. La Cour de cassation casse cet arrêt en considérant que les associations ont agi conformément à leur objet, dans un but d'intérêt général et de santé publique, par des moyens proportionnés à cette fin. Aussi, elles n'ont pas abusé de leur droit de libre expression.

Cour de cassation, 8 avril 2008, pourvoi n° 07-11251
Associations Greenpeace c/ Société des Participations du Commissariat à l'Énergie Atomique (SPCEA)
http://www.cinelli.fr/jurisprudence/CASS08042008GREENPEACE.pdf

Cour d'appel de Paris, 4ème chambre, 17 novembre 2006
Associations Greenpeace c/ Société des Participations du Commissariat à l'Énergie Atomique (SPCEA)
http://www.cinelli.fr/jurisprudence/CAPARIS17112006GREENPEACE.pdf

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